L’organisation professionnelle

L’organisation professionnelle des urbanistes n’a pas besoin d’un ordre. Ni d’officine, ni de Grand Prix… Comme pour toute profession, les urbanistes ont besoin d’une qualification professionnelle. Celle-ci est délivrée par des établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Ces qualifications professionnelles sont diplômantes (Master / Bac+5) et, par définition, certifiées. Un dialogue permanent entre employeurs,  travailleurs/salariés et établissements d’enseignement supérieur est indispensable pour penser les évolutions professionnelles et la formation tout au long de la vie des urbanistes.

Sur le marché du travail, la profession d’urbaniste s’organise en France avec le recrutement, chaque année, de plusieurs centaines d’urbanistes diplômés d’un Master en urbanisme et aménagement. C’est ce que démontrent les enquêtes* conduites en lien avec les établissements d’enseignement supérieur depuis plusieurs années.

Enregistrés par les établissements d’enseignement supérieur au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), les diplômes nationaux de Master sont accessibles en formation initiale, continue et par la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE). Cadre de référence unique, le RNCP confère à ces diplômes, la valeur de qualification professionnelle en France et en Europe (Espace européen de l’Enseignement supérieur – processus de Bologne).

La réflexion en cours sur la création d’un Titre professionnel d’urbaniste doit impérativement en tenir compte. En savoir plus

Pour le CNJU, la profession d’urbaniste doit s’organiser à partir des qualifications professionnelles de droit commun : les diplômes de Master délivrés par les établissements d’enseignement supérieur.  Le CNJU souhaite ainsi que les diplômes nationaux de Master mention Urbanisme et aménagement soient reconnus comme la qualification professionnelle d’urbaniste.

Avec la certification des diplômes, employeurs, étudiants et acteurs du service public de l’emploi et l’orientation professionnelles disposent ainsi d’une information transparente sur l’offre diplômante et qualifiante en urbanisme.

En outre, l’organisation de la profession d’urbaniste va de pair avec l’organisation de la maîtrise d’ouvrage publique de l’urbanisme : parce que l’urbanisme est une politique publique décentralisée ; parce que l’urbaniste, en tant qu’analyste territorial, stratège et coordinateur de projets, remplit une mission d’aide à la décision politique.

Le CNJU souhaite donc que les associations représentatives des collectivités locales compétentes urbanisme (principaux employeurs d’urbanistes) puissent jouer un rôle dans la reconnaissance sociale de la profession.

La construction d’un dialogue social entre les employeurs d’urbanistes et les représentants d’urbanistes salariés semble également indispensable comme dans toutes les professions.

Ce mouvement est lancé : en 2015, les principales fédérations d’employeurs d’urbanistes (AMF, AdCF, FédéSCoT, FNAU, FedEPL, CINOV, ACAD) ont constitué un groupe de travail sur la reconnaissance de la qualification professionnelle d’urbaniste, en lien avec le Ministère de la Cohésion des territoires.

En mars 2017, ces sept fédérations d’employeurs ont sollicité le Ministère de l’Enseignement supérieur pour que le diplôme national de Master mention « Urbanisme et Aménagement », accrédité par le ministère de l’Enseignement supérieur et bien identifié par les employeurs, soit reconnu comme la qualification professionnelle d’urbaniste. En savoir plus / voir le courrier des fédérations d’employeurs à la Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGESIP) du Ministère.

Sur ce sujet : Le Master Urbanisme et aménagement : qualification professionnelle de référence des urbanistes